







L’indication est l’hypertrophie mammaire qui désigne un excès du volume des seins.
Elle peut être constitutionnelle et apparaître à la puberté. Elle peut être aussi la conséquence de grossesses et d’allaitements, de dérèglements hormonaux ou de problèmes de poids.
Une correction d’hypertrophie mammaire peut être envisagée dès la fin de la croissance mammaire vers l’age de 16-17 ans.
Un poids stable, le plus proche de la normal, est idéalement souhaitable avant une réduction mammaire.
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Egalement, appelée “plastie mammaire”, la reduction mammaire est une intervention qui corrige l’hypertrophie mammaire en retirant l’excès glandulaire et cutané (d’un ou) des deux seins, et en redonnant à l’aréole un emplacement naturel, afin de rééquilibrer les volumes et d’obtenir ainsi une poitrine symétrique, en harmonie avec la silhouette.
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La réduction des seins est presque toujours associée à une correction de ptose mammaire.
> Plus d’infos sur l’association réduction mammaire et ptose mammaire




Avant l’intervention, plusieurs consultations sont idéalement nécessaires pour connaitre les modalités d’une réduction mammaire et les recommandations pré et post-opératoires de votre chirurgien plastique.
La première consultation a pour objectif principal d’établir au mieux vos besoins. En premier lieu, le chirurgien plastique doit s’entretenir avec vous pour connaître vos antécédents chirurgicaux et médicaux, vos différents traitements médicaux habituels, la présence d’allergie, la prise de tabac. vous devez lui préciser vos motivations pour cette intervention. Un examen médical (avec des photographies) est ensuite pratiqué, ce qui permet de poser l’indication chirurgicale. Le chirurgien analyse, pour ce faire, la zone à traiter notamment le volume de votre poitrine, le type de glande mammaire ainsi que l’épaisseur et la largeur de votre buste pour évaluer le volume nécessaire à votre silhouette.
Ensuite, il doit vous apporter les informations les plus complètes possibles sur les modalités de votre plastie mammaire, la durée de l’hospitalisation, l’évolution des cicatrices, le type d’anesthésie, les suites opératoires et les complications possibles. Le chirurgien doit joindre à la fin de la consultation, un devis et le consentement éclairé mutuel.
Un bilan préopératoire devra être pratiqué avant l’intervention.
Un autre rendez-vous avec votre anesthésiste vous permettra les modalités de votre anesthésie.


La plastie mammaire dure entre 1 à 2 heures selon l’importance de l’hypertrophie et de la ptose. Une hospitalisation de 24 à 48 heures est le plus souvent suffisante.
> Plus d’infos sur l’hospitalisation de la réduction mammaire
Une reduction des seins se déroule sous anesthésie générale. Vous êtes donc complètement endormie pendant toute la durée de l’intervention.
> Plus d’infos sur l’anesthésie de la réduction mammaire
L’incision pratiquée dans le cadre d’une réduction des seins a souvent la forme d’un T inversé. Cette incision est également appelée « incision en ancre de marine ». La cicatrice est, dans ce cas, située au pourtour de l’aréole (voie péri-aréolaire), puis verticalement, entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous mammaire et, horizontalement, dans le sillon sous-mammaire (voie sous-mammaire).
Le but de ce type d’incision est de retirer l’excès cutané (avec l’excès glandulaire) aussi bien dans un axe verticale que horizontale pour diminuer la largeur du sein et son affaissement, c’est à dire sa ptose.
Dans certains cas, lorsque la ptose et l’hypertrophie ne sont pas trop importantes, une réduction mammaire ” à cicatrice verticale” peut être réalisée, ce qui permet de supprimer la cicatrice horizontale située dans le sillon sous mammaire. Il ne reste plus, de ce fait, qu’une cicatrice autour de l’areole et, verticalement, entre l’aréole et le sillon..
Une fois l’excédent de glande mammaire retirée, la glande restante est ascensionnée, concentrée et remodelée, l’enveloppe cutanée est ajustée en retirant la peau en excès. Le mamelon est également ascensionné pour être repositionné à son emplacement idéal.
> Plus d’infos sur les cicatrices de la plastie mammaire


Après l’intervention, des antalgiques vous seront prescrits pour calmer les douleurs mais l’intervention est généralement peu douloureuse.
Vous porterez un pansement modelant, en forme de soutien-gorge, pour modeler et maintenir au mieux votre poitrine.
Les oedèmes ou ecchymoses qui seront apparus sur votre poitrine disparaîtront une à deux semaines après.
Un engourdissement des mamelons peut être ressenti pendant quelques semaines
> Plus d’infos sur les suites opératoires de la réduction des seins
Précautions à prendre après l’intervention de la reduction mammaire :
> Plus d’infos sur le suivi opératoire de la réduction mammaire
Malgré la rareté des complications, il faut toutefois prendre en compte les risques encourus les plus fréquents d’une réduction des seins :
Toutes ces complications liées à l’intervention de la réduction mammaire peuvent être corrigées. Elles peuvent, dans certains cas, nécessiter une réintervention.
> Plus d’infos sur le suivi opératoire
Après une reduction des seins, le résultat est rapidement appréciable mais il faut patienter une période de 6 mois afin d’obtenir le galbe définitif. Les seins sont alors souples, harmonieux et naturels. Il faudra attendre 10 à 12 mois pour que les cicatrices arrivent à maturité et qu’elles deviennent quasi invisibles.
Les seins évolueront alors naturellement dans le temps en fonction des modifications hormonales et des variations de poids.
Toutes les activités peuvent être reprises normalement 4 à 6 semaines après l’intervention.
Une plastie mammaire n’empêche en rien les grossesses. Par contre, lorsque l’hypertrophie mammaire est importante et est accompagnée d’une ptose importante, la correction peut, parfois, gêner un futur allaitement .
Il est important de continuer la surveillance mammaire classique, notamment en faisant des mammographies régulières.
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Le tarif de la réduction mammaire est calculé en consultation en fonction du type de la réduction et de la durée du geste mais également selon les diverses prestations proposées par la clinique .
La Sécurité sociale prend en charge l’intervention dans le cas où l’hypertrophie mammaire est importante et nécessite le retrait plus de 300 g de glande par sein. Cela correspond, en général, à la diminution d’un ou deux bonnets.
De ce fait, les frais hospitaliers sont pris en charge et la patiente n’est plus que redevable des honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste ; honoraires pouvant être remboursés (partiellement ou totalement en fonction du contrat) par la mutuelle.
Les mutuelles se réfèrent sur le code de la sécurité sociale pour calculer le remboursement. Le code de la sécurité sociale pour une réduction mammaire est QEMA 013.
> Plus d’infos sur les tarifs de la réduction mammaire


La gynécomastie est une hypertrophie de la poitrine chez l’homme. Cet excès de glande mammaire et/ou de graisse chez l’homme peut être d’origine constitutionnelle, d’origine hormonale ou en conséquence de surpoids. Une correction de gynecomastie peut entrer dans le cadre d’une réduction mammaire avec une technique de chirurgie réparatrice qui lui est propre, lorsque l’anomalie esthétique entraîne un retentissement psychologique important.
> Plus d’infos sur la gynécomastie